Kani Konté, fondatrice de la marque Kanité

Autour de moi, j’ai quelques amis qui ont créé leur entreprise, Kani est l’une d’elle. Je la voyais de loin sans savoir vraiment son parcours et comment elle avait fait pour arriver à son produit fini. J’ai donc décidé de l’interviewer, de comprendre son cheminement et d’en parler ici.

Mon amie Kani est  jeune et entrepreneuse. Pourquoi a t elle décidé d’entreprendre?

En 2012, alors qu’elle voyageait au Mali, elle rencontre des femmes qui tiennent une coopérative. Elles fabriquent du beurre de Karité et expliquent à Kani tout le processus par lequel elles passent pour que le beurre de karité voit le jour. Ces femmes lui expliquent aussi que grâce à leurs projets, elles gagnent de l’argent sans avoir à en demander à leur mari. Mais le plus important, c’est que leurs enfants peuvent aller à l’école. On le sait, le développement d’un pays passe par l’éducation. Kani est émue, Kani est conquise, elle se promet d’aider ces femmes.

En 2015, alors qu’elle est chef de produit, elle se fait licencier. Elle décide de leur faire un procès. Elle ne prend pas d’avocat et décide de se battre avec son oncle à ses côtés. Elle amasse les preuves et les témoignages, c’est dur psychologiquement, financièrement mais elle tient bon.

Kani décide alors de travailler sur son projet professionnelle et d’aller au bout de son projet. Elle se sent prête, elle a acquis de l’expérience professionnelle.

En décembre 2015, elle participe à créa’jeunes une formation de deux mois qui aide les jeunes entrepreneurs à monter leur projet de toute pièce. Face à des commerciaux, des chefs d’entreprise, de banquiers, son projet est validé. Kani peut se lancer mais elle fait face à quelques problèmes financiers.
En effet licencié, elle n’a pas assez de fond pour lancer son projet. “Même si ça va pas, ça va aller” se disait elle. Elle n’a le choix que de foncer. Sa famille la soutient. Elle trouve un petit boulot et travaille parallèlement sur son site internet et la stratégie de son entreprise. Elle réfléchit, lit et travaille à la bibliothèque. Kani se cultive pour travailler un vrai projet. L’ ADIE croit en son projet, on lui propose un prêt sans taux d’intérêt et une prime. L’association croit en elle, Kani remet les bouchées double et travaille encore plus fort. Elle gagne aussi deux concours (trop forte Kani):” Entreprenez votre vie en vert et Pitch ta boite”. Entre temps, elle trouve un laboratoire, dans la cosmétique Valley en France qui fabrique ces produits de beauté.

La particularité de Kanité? Elle allie le savoir faire français et le savoir faire
des populations qui viennent d’ailleurs ( mali – karité / senegal , huile de baobab / Egypte , huile de nigelle).
Kanité propose des produits qui allie le beurre de karité et les huiles de baobab et de nigelle Ces produits ont une texture surprenante, innovante. Elle a su produire quelque chose de brut.

Elle profite également à une formation de cosmétique, (à institut IPAL) trois mois avant d’écrire son business plan.

Les difficultés? Kani travaille seule, elle compte sur elle même, c’est dur de penser à tout. Grâce à l’école ISCOM, elle dispose de 5 supers stagiaires qui aident les jeunes entrepreneurs à travailler leur communication.

De plus, être une femme, jeune et noire c’est pas tous les jours facile, parfois on l’a prend pas en considération mais surtout on lui demande souvent si son projet est viable. Et oui, c’est une réalité qu’il faut dire, c’est pas toujours facile d’être une femme noire en France, il faut  travailler deux fois plus pour être reconnu.

En décembre 2017, deux bonnes nouvelles: Kani gagne son procès et les premiers produits Kanité sont distribués dans deux boutique bio,rue Vaugirard et rue de Courcelles
à Paris. Aujourd’hui, c’est dans 8 points de vente, l’aventure commence. Le gros
challenge c’est d’acquérir la notoriété afin de distribuer les produits dans plus de points de vente.

Kani ne vit pas encore de son projet mais c’est pas fini, c’est que le début…

Moi j’y crois!

Vous pouvez trouver ces produits en ligne: www.kanite-naturel.com

Qu’est ce qu’un entrepreneur?

Depuis quelques années, on parle souvent “des entrepreneurs” mais en réalité qu’est ce que cela veut dire?

Plusieurs personnes ont des avis différents sur la définition du mot entrepreneur. En effet, selon la définition du Larousse, être entrepreneur c’est être un chef d’entreprise. Hapsatou Sy, entrepreneuse, dit qu’une maman qui s’occupe de ses enfants est aussi une entrepreneuse car elle entreprend sa vie.

Je pense qu’il y a plusieurs définitions d’entrepreneur, il y a celui qui crée son entreprise mais aussi celui qui a un projet et qui travaille dessus. Etre entrepreneur ce n’est pas juste créer son entreprise. Toute personne travaillant sur un projet personnel ou professionnel est aussi un entrepreneur

La question qu’on se pose alors est “Pourquoi entreprendre?”

Entreprendre c’est donner un sens à ce que l’on croit, et le mettre en lumière au service des autres. Une personne qui est son propre patron avec tous les challenges que cela comporte.

Qu’est qu’on y gagne?

  • -être son propre patron, ne recevoir d’ordres de personnes.
  • -Se sentir plus libre.
  • -Faire ce qui nous plaît.
  • -Gérer comme bon nous semble, fonctionner différemment
  • -Réussite
  • -La satisfaction personnelle
  • -Confiance en soi
  • -Acquisition de compétences

Qu’est qu’on risque?

Etre entrepreneur a aussi ses risques: perdre le confort que l’on avait pour se lancer dans l’inconnu. Est ce que ça va marcher? Quand on y croit, rien n’est impossible. Cela demande évidemment beaucoup de travail. C’est travailler dix fois plus que les autres pour pouvoir s’offrir son salaire, c’est aussi dire “bye bye” dans un premier temps à notre vie sociale.  Selon le livre ”In Company of Women” de Grace Bonney, la plupart des femmes entrepreneures doivent parfois mettre entre parenthèses leur vie sociale pendant un temps afin de développer correctement leur entreprise. Beaucoup d’entre elles disent qu’être son propre patron est possible à condition de se consacrer à 100%, et qu’il est pratiquement impossible de le faire avec un autre métier car cela requiert énormément de temps.

“Mieux vaut essayer et échouer plutôt que de ne pas essayer.”

C’est aussi savoir faire les bons choix et cela n’est pas forcément évident quand on tâte un terrain inconnu.

L’avenir?

Parfois incertain quand on commence, on ne sait pas où cela va nous mener mais il faut croire plus que tout à notre projet.

Chaque personne a la capacité de devenir un ou une entrepreneur à succès. Travail, rigueur et  surtout trouver une idée originale. On retrouve sur la toile beaucoup de concepts qui se ressemblent. La question est comment se démarquer?

“La meilleure façon d’être employé et de créer son propre emploi”. Nous sommes tous entrepreneurs! Et pour vous c’est quoi un entrepreneur?

Houmou

A 21 ans, elle crée son entreprise, Parcours de Shona Kouyaté.

Peux tu te présenter?

Je m’appelle Shona KOUYATE, j’ai 21 ans, je vis à Antony. Je suis actuellement en master 1 Marketing Digital à l’Inseec Business School.

Comment t’es venu l’idée de créer ton entreprise?

L’idée de créer mon entreprise m’est venu avec mon-cofondateur. J’ai toujours eu l’âme entrepreneuriale, et on s’est dit pourquoi pas, on est jeune, on a rien à perdre mais tout à prendre.

As tu des associés? Quel est ton rôle?

Oui j’ai un associé. Je suis co-fondatrice de l’Armoire Paris. Le co-fondateur est James ALLEPOT.

Quel est le concept de ton entreprise?

Une armoire pleine à craquer mais toujours rien à se mettre ? Nous avons tous déjà été confronté à cette situation pour le moins pénible…

C’est la raison pour laquelle L’Armoire Paris propose un concept inattendu et novateur permettant à qui le souhaite, de louer 1, 2 ou une infinité de styles à partir de seulement 49€/mois.

Avec différents looks proposés sur le site, vous pourrez choisir un des styles proposés pour ceux n’ayant pas beaucoup d’inspirations ou alors, vous aurez la possibilité de le composer vous-même.

Les styles proposés sur notre site seront renouvelés à chaque saison, offrant ainsi un large choix ainsi que de nouveaux arrivages récurrents. De nombreuses marques partenaires de l’Armoire Paris seront mises en avant. Par ailleurs, des marques de jeunes créateurs seront aussi proposées afin de faire découvrir de nouvelles pièces encore inconnues du grand public.

Quelles sont les différentes démarches que tu as eu a effectués?

Nous nous sommes beaucoup renseignés sur le statut que nous devons prendre. Et nous nous sommes tourné vers le statut d’auto-entrepreneur. Nous avons donc dû faire toutes ces démarches administratives. De plus, étant étudiants, nous n’avons pas les fonds nécessaires pour lancer au mieux l’Armoire Paris. Nous avons donc créer une campagne de Crowdfunding qui n’a pas vraiment été fructueuse.

D’un autre côté, nous contactons pas mal d’influenceurs (blog, Instagram) pour faire accroître notre notoriété sur internet. Nous avons un compte Instagram et un compte Facebook, avec déjà une petite communauté.

Aussi, nous avons démarche pas mal de marques susceptibles de plaire à notre future clientèle, afin de faire un partenariat avec elles.

De même pour les box, nous avons dû trouver un fournisseur capable de subvenir à nos besoins.

Enfin, nous avons fait différents shooting photos afin d’avoir du contenu à proposer à notre communauté sur les réseaux sociaux.

Quels sont les difficultés que tu as rencontré?

Nous avons eu du mal à trouver des marques pertinentes et variées  avec notre petit budget. De même pour les box.

Nous avons aussi eu des difficultés avec le site e-commerce qui a un réel coût

As tu trouvé du soutien? Qui t’as aidé?

Notre entourage nous soutient et nous aide beaucoup dans notre projet.

Autre chose à rajouter?

Le site actuel n’est pas le site officiel. Ce n’est qu’une landing page qui sert à expliquer le concept aux gens. Le site à-commerce sera disponible à partir d’Avril 2018.

www.larmoireparis.fr

Qu’est ce que t’en tire aujourd’hui?

C’est beaucoup de travail de monter son entreprise et il faut aimer ce qu’on fait. C’est une très bonne expérience !!