Nous sommes noires, noirs toute l’année/ 8 mars.

Ce n’est pas un secret, le mois de l’histoire des noirs est terminé. Et quel mois!  

3 interviews avec des invités exceptionnelles sur le podcast mais aussi des rencontres et des initiatives superbes.Mais après?

C’est vrai que c’est un mois qui permet de reconnaître les travaux des personnes noires mais il ne faut pas oublier que nous sommes noires, noirs toute l’année. Cela signifie que oui, il y a une occasion pour nous mettre en avant mais on veut aussi briller toute l’année. Ce n’est pas parce que c’est terminé que nous arretons d’être noir, oui vous pouvez toujours faire appel à nous pour des évènements ou autres. 

Aujourd’hui c’est le 8 Mars, et je me dois de dire quelque chose: c’est la journée internationale des droits des femmes. Ce jour-là, ce n’est pas la fête des femmes. On,en tout cas, je ne veux pas de cadeaux ou de fleurs ce jour-là. Ce que j’aimerais c’est que les droits des femmes soient respectés dans le monde et on est loin malheureusement. En voici quelques-uns qui se répète d’années en années:

-A poste égale, les femmes gagnent parfois moins que les hommes.

-J’aimerais que toutes les femmes soient respectées, dans leurs espaces de travail et dans leurs vies. Je pense très fort aux femmes qui travaillent à l’hôtel Batignolles ( France) et qui se battent depuis de nombreux mois voir année pour qu’elles puissent avoir de meilleures conditions de travail mais comme ce sont des femmes et d’autant plus des femmes racisées, beaucoup s’en fiche. 

-Emma, nous l’a dit et nous le dit si bien dans ses BD:la charge mentale. En tant que femmes, nous passons plus de temps à faire les tâches ménagères et à penser à toute l’organisation de la maison et donc d’avoir plus de fatigue émotionnelle. 

-On l’a vu lors de cette pandémie, les femmes étaient les plus exposées au virus: les femmes caissières, proposées au bénéficiaires et j’en passe. Et aussi les premières à perdre leurs emplois et à vivre sous le seuil de pauvreté. 

Et je terminerai par une pensée pour toutes les femmes qui travaillent dans le communautaire. En tant que femmes, certaines ont des situations précaires avec parfois des postes à responsabilités qui demande beaucoup d’investissements personnels pour au final aucune reconnaissance. 

Que pouvons-nous faire? Que devons nous faire?

Il y a aussi énormément des femmes racisées qui ont des compétences exceptionnelles mais qui se retrouvent à travailler dans des positions dans lesquelles , elles sont mal payées avec parfois aucun avantage social.

Reconnaître tout cela, trouver des stratégies pour avancer, et ne pas rester sur ces acquis est une façon de faire bouger les choses!

Alors je continuerai à écrire ici mais aussi à parler et à interroger ces femmes qu’on entend peu sur le Podcast Paroles de femmes

Je tenais à toutes et à tous à vous remercier pour votre soutien, pour vos messages, vos appels, vos e-mails. Je l’écris ici mais je vous le dis aussi, ça me touche tellement que je ne peux pas m’arrêter. Vous me donnez de la force et c’est très apprécié. 

Si vous voulez me soutenir, écoutez mon Podcast Paroles de femmes et partagez le. C’est gratuit. 

Merci encore et à très vite ( prochain épisode de Podcast sur le féminisme décoloniale en collaboration avec la ligue des droits section Quebec et le comité Femmes d’ici et d’ailleurs égales en droit).

Houmou

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